Les stades

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Le Stade Nazionale, rebaptisé alors Stadio del Partito Nazionale Fascista (Stadio PNF), théâtre de la finale, n’existe plus. Construit dans les années 1910, il s’inspire des modèles helléniques et du stade olympique d’Athènes. Rénové en 1927, il prend le nom du parti national fasciste. Utilisé plus tard par la Roma, il est détruit en juillet 1957 pour être remplacé par le Stadio Flaminio.


Sur le terrain

Pour la première fois, des matchs de qualifications sont disputés pour accéder à la compétition. Même le pays hôte y participe.

La Palestine mandataire (futur Israel) est la première nation de la Confédération asiatique à prendre part à un match de qualification. Elle est éliminée par l’Egypte, premier pays africain à disputer une Coupe du Monde.

Les USA et le Mexique disputent leur match de qualification en Italie après 13 heures de voyage en mer. Qualifiés, les USA tombent contre le pays hôte trois jours plus tard lors du match d’ouverture.

Finaliste en 1930 avec l’Argentine, Luis Monti, qui fait partie des argentins devenus italiens en 1934, restera le seul joueur à avoir disputé deux finales de Coupe du Monde avec deux nations différentes.

Banni à vie après le scandale du derby Juve – Torino de 1927, première affaire de corruption de l’histoire du football italien, Luigi Allemandi sera amnistié par le roi Umberto II en 1928 et participera à la Coupe du Monde.

En manquant son penalty face à l’Espagne, Valdemar de Brito devient le premier joueur à échouer dans cet exercice lors d’une phase finale.

Ernst Lehner inscrit le but le plus rapide de l’histoire de la Coupe du Monde face à l’Autriche. Son record, 25 secondes, sera battu par Vaclav Masek en 1962 (15 secondes), lui-même détrôné par Hakan Sukur en 2002 (11 secondes).

Angelo Schiavio inscrit le 100e but de l’histoire en Coupe du Monde lors du carton de l’Italie face aux USA.

Eliminée par la Suède, l’Argentine dispute son dernier match de Coupe du Monde avant 1957. Pour les 11 joueurs de la sélection, ce match est leur dernier avec l’Albiceleste.


Hors terrain

Plusieurs affaires de tricheries viennent ternir le sacre italien. Mussolini aurait payé les joueurs grecs pour qu’ils abandonnent et déclarent forfait lors du match retour de qualification. Pendant la compétition finale, plusieurs arbitres seront ciblés pour avoir laissé les italiens durcir le jeu. Apogée du scandale, l’arbitrage du quart de finale Italie – Espagne qui voit les espagnols subir les coups italiens ou encore se faire refuser un but pour revenir à une faute en leur faveur. Suite à la polémique suscitée par ce match, le suisse René Mercet sera ensuite banni de toute rencontre internationale. Conséquence de son arbitrage désastreux, l’Espagne se présente au replay du quart de finale face à l’Italie privée de 7 joueurs dont son gardien, présenté comme le meilleur au monde à cette époque Ricardo Zamora. Au cours du replay, quatre autres joueurs espagnols seront blessés.

André Abegglen

André Abegglen

Les Abegglen évoqués dans la chronique ont laissé leur nom dans l’histoire : André deviendra le premier joueur opéré du ménisque alors que Max, surnommé Xam sera l’origine du nom du club dont il fut l’un des fondateurs : Neuchâtel Xamax.

Rudolf Gramlich ne termina pas la Coupe du Monde. Rentré au pays avant la demi-finale officiellement pour des raisons professionnelles, certains évoquent plutôt un geste de protestation et de soutien envers son employeur juif menacé par le nouveau régime. Reste que ce geste prend une tournure bien dérisoire quelques années plus tard. Gramlich sera le capitaine de l’équipe olympique de 1936 et rejoindra la Waffen-SS au sein d’un Totenkofregiment pendant la guerre. Jugé après-guerre, il sera libéré par manque de preuves.