Les stades

centenarioConstruit à grand renfort de travailleurs immigrés, le Centenario n’est pas prêt pour l’ouverture de la compétition (des pluies diluviennes ayant retardé les travaux). Il est inauguré le 18 juillet, 5 jours après l’ouverture de l’épreuve.

pocitos

L’Estadio Pocitos, lieu du premier match de l’histoire de la Coupe du Monde n’existe désormais plus. A sa place, se trouve une stèle et un monument symbolisant l’un des buts. Il fut l’un des premiers stades aux tribunes ovales, ayant pris modèle sur les anciens théâtres grecs. L’histoire veut que le Centenario sera sa copie de taille supérieure.


Sur le terrain

Lucien Laurent premier buteur, André Maschinot auteur du premier doublé de l’histoire des Coupe du Monde

Manuel et Felipe Rosas deviennent les premiers frères à disputer un match de Coupe du Monde

Lors de France – Argentine : outre la fin de match sifflée trop tôt par Gilberto de Almejda Rego, signalons que les juges de touche sont les sélectionneurs de la Bolivie et de la Roumanie.

Argentine – Chili est le théâtre de la première bagarre. Suite à ce match, le Chili ne participera à aucune compétition internationale pendant 5 ans.

Face à la Yougoslavie, le Brésil dispute son premier match depuis 5 ans. 10 joueurs connaissent alors leur première sélection.

Battue 4-0 par la Yougoslavie, la Bolivie aura touché 4 fois les montants dans le match.

Placido Galindo devient le premier joueur expulsé lors d’un match de Coupe du Monde.

Bert Patenaude, auteur du premier hat-trick de l’histoire de l’épreuve face au Paraguay.

José Nasazzi

José Nasazzi

Lors de la finale Argentine – Uruguay, chaque équipe voudra jouer avec son ballon. John Langenus, arbitre belge désigné pour la finale et qui avait réclamé des mesures de sécurité (un bateau doit être prêt  à partir une heure après la fin du match dans le cas où il devrait quitter rapidement le pays), décide que chacun fera une mi-temps avec le sien. Les argentins commencent remportent la première mi-temps 2-1 avant de perdre la deuxième, jouée avec le ballon uruguayen 3-0. Score final 4-2. Suite à sa victoire, l’Uruguay est le premier vainqueur du Bâton de Nasazzi, du nom de son capitaine, José Nasazzi qui était bien plus que cela : il en était le véritable entraîneur, Alberto Supicci jouant finalement le rôle de préparateur physique.


Hors du terrain

Capitaine des bleus, Alexandre Villaplane connait ensuite des démêlés avec la justice. Lors de la Seconde Guerre mondiale, après avoir arrêté sa carrière de footballeur, il rejoint la Gestapo française, puis obtient le grade de Untersturmführer. Arrêté le 24 août 1944, il est condamné à mort par la cour de justice de la Seine pour haute trahison, intelligence avec l’ennemi, meurtres et actes de barbarie, et est fusillé le 26 décembre au fort de Montrouge.