Le nombre de participants est augmenté. Fini les 16 qualifiés pour la phase finale, ils seront désormais 24 à jouer le titre mondial. L’Europe dispose de 13 billets (+1 avec l’Espagne pays hôte), l’Amérique Latine en possède 3, l’Amérique du Nord 2, l’Afrique 2, l’Asie 1 et l’Océanie 1.

Avec le passage à 24, le format de la compétition est modifié : les 24 qualifiés sont répartis en 6 groupes de 4 desquels sortent les deux premiers. Les 12 qualifiés sont alors répartis en quatre groupes de 3, les vainqueurs de chaque groupe se qualifiant pour les demi-finales (qui font ainsi leur retour).

17 stades accueilleront les matchs de la phase finale, retour de l’épreuve.

Le Honduras se qualifie pour la première fois de même que l’Algérie, le Cameroun, le Koweït et la Nouvelle-Zélande.

Pour la première fois, l’Italie ne remporte pas le moindre match lors de la phase de groupe. Accrochée par la Pologne et le Pérou, le futur champion du monde est aussi accroché par le Cameroun qui est éliminé pour un but par les italiens (ayant la même différence de but, italiens et camerounais sont départagés par la meilleure attaque). Invaincu pour sa première participation, le Cameroun est éliminé.

L’Algérie est la seule équipe à ne s’être pas qualifiée pour le tour suivant malgré avoir remporté deux de ses trois matchs de groupe. En raison du honteux Allemagne – Autriche qui contribua à l’élimination de l’Algérie, la FIFA décide alors que désormais, les dernières journées de phase de groupe seront jouées en même temps par les quatre équipes des groupes.

En s’imposant 10-1 face au Salvador, la Hongrie égale la victoire la plus large de l’histoire de la Coupe du Monde mais inscrit le plus grand nombre de but dans un seul match. László Kiss inscrit alors un hat-trick en 7 minutes, performance jamais égalée.

La rencontre France – Koweït donne lieu à une farce restée célèbre. Alors qu’Alain Giresse inscrit le 4e but français parfaitement valable, les koweïtis qui clament s’être arrêtés après avoir entendu un coup de sifflet protestent. Le Sheikh Fahad Al-Ahmad Al-Sabah, président de la fédération et frère de l’émir du Koweït intervient alors. Il descend sur le terrain et menace de retirer ses joueurs si le but est accordé. L’arbitre ne validera pas le but.

Diego Maradona participe à sa première Coupe du Monde. Décevant dans le jeu, il la termine par un carton rouge lors de la défaite face au Brésil.

Norman Whiteside (Irlande du Nord) est le plus jeune joueur à disputer un match de phase finale d’une Coupe du Monde (17 ans et 41 jours).

Pour la troisième fois, l’Ecosse est éliminée de son groupe à la différence de but.

La Tchécoslovaquie et la Belgique égalent le record français de 78 en faisant jouer leurs trois gardiens.

Pour la première fois depuis 1966, les quatre demi-finalistes sont européens.

La demi-finale France – Allemagne entre dans la légende de l’épreuve. Outre sa dimension tragique avec l’agression non sanctionnée de Schumacher sur Battiston, avec l’équipe de France menant 3-1 en prolongation avant de se faire rejoindre, puis avec le retour des allemands en fin de prolongation, le match est aussi le premier de l’histoire dont l’issue est décidée aux tirs au but. Stielike manque le sien côté allemand, la France peut faire le break. Mais Six et Bossis manquent aussi côté français, l’Allemagne est en finale.

La finale oppose deux doubles vainqueurs de l’épreuve. Si Paul Breitner devient le 3e joueur de l’histoire à inscrire un but lors de deux finales, Antonio Cabrini devient le premier joueur de l’histoire à manquer un penalty en finale d’une Coupe du Monde. L’Italie est sacrée, Dino Zoff devient le champion du monde le plus âgé de l’histoire.