Bienvenue sur « Une histoire mondiale », une autre façon de revire les 19 premières Coupes du Monde de Football.

A chaque édition, vous retrouverez :

  • le carnet de route d’un témoin privilégié, sorte de roman mondial mêlant fiction et réalité (chaque récit repose sur des citations véritables des acteurs qu’il implique),
  • un retour sur le parcours de l’équipe de France de football,
  • quelques anecdotes
  • le film officiel, les vidéos des matchs cités dans le carnet de route (lorsque disponibles) et surtout la vidéo de la finale.

Chaque édition se parcourt en cliquant sur la bannière correspondante ci-dessous ou en se promenant à travers la barre de menu. Bonne visite à tous !


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« Notre gloire reposait sur le simple fait d’avoir été retenus pour ce voyage ou, tout du moins, d’avoir accepté de le faire. Mais comme on dit, c’est souvent quand on n’a rien à perdre qu’on réalise les meilleurs matchs. »

Lucien Laurent


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« Il flotte comme un sentiment bizarre, celui qui veut que l’on ne soit que des pions servant des desseins bien plus sombres qu’une simple confrontation sportive. Cette finale me laisse ce goût amer, celui d’une défaite doublée d’un sentiment particulier : celui d’une défaite voulue, commanditée. »

Oldřich Nejedlý


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« Nous allons donc affronter le tenant du titre dans ce contexte tout aussi lourd. Les italiens ont joué en noir et ont été conspués par les français en quarts, la politique s’est largement invitée dans la compétition et j’avoue que ce climat m’effraie. »

Gyula Zsengellér


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« Ce que j’a vécu ici au Brésil est indescriptible : la liesse populaire, l’engouement, la joie, l’espoir, l’angoisse et la tristesse. Le football est porteur de tant de sentiments qu’il mérite une place dorée dans le paysage sportif américain. »

Franck Borghi


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« Je ne sais si nous parviendront à nous relever d’un tel résultat, d’un tel scénario. Comme l’impression qu’on nous a volé notre rêve, que des éléments externes au football sont intervenus pour que notre « Onze d’Or » comme ils nous surnomment, reste sans palmarès. « 

Gyula Grosics


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« C’est aussi grâce à cette incroyable ambiance, totalement acquise à notre cause et qui a fini par déstabiliser les allemands, que nous sommes parvenus à un tel exploit. Seeler m’a dit après le match qu’il n’y avait rien à faire, qu’il avait l’impression de se heurter à un mur que ce stade était comme une poudrière prête à exploser. »

Nils Liedholm


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« Je repense à monsieur Dittborn, dont l’esprit ne nous a jamais quitté, qui s’est tant battu pour offrir cette joie à notre pays. Le véritable héros, ce n’est pas notre sélection, c’est bien Carlos Dittborn. C’est à lui que je dois ce bonheur, c’est à lui que je dois ce merveilleux mois de juin 1962 que je ne suis pas prêt d’oublier. »

Leonel Sánchez


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« Dans l’avion, nous avons tant pensé aux conseils de notre Great Leader : représenter du mieux possible notre pays et essayer de gagner un match. Voir notre drapeau flotter dans le ciel anglais nous a rendus si fiers. Depuis, nous sommes portés, notre responsabilité est grande : « porter notre nation sur nos épaules, nous sommes la glorieuse Chŏllima, nous pouvons battre tout le monde, même les meilleurs. Nous allons montrer aux autres qui nous sommes » chante-t-on. Oui, l’heure est venue. »

Pak Do Ik


mex70

« Le football n’est qu’un jeu. Ce n’est pas une guerre. Courir vite, sauter haut, c’est un plaisir. Et ce plaisir nous a longtemps été volé. »

Mordechai Spiegler


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« Baby Doc est au pouvoir, il est plus proche de nous, plus accessible dirons-nous. Il nous a dit que nous étions son équipe, que c’était son argent qui nous faisait vivre. Mais il est toujours présent. Il nous appelle régulièrement pour prendre de nos nouvelles. Certains de mes coéquipiers trouvent cela dangereux. « 

Emmanuel Sanon


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« Nous n’avions pas le droit de finir notre Coupe du Monde de cette manière. Comment serons-nous perçus ? Comment notre peuple pourra-t-il vivre avec cela. Aujourd’hui, j’ai honte. Nous avons tout gâché. Nous n’avions pas le droit. Pas le droit. »

Teófilo Cubillas


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« Nous sommes les enfants de ces illustres footballeurs professionnels qui ont tout laissé pour venir défendre l’indépendance de notre pays. Nous sommes les enfants de la résistance algérienne. Les enfants de cette sélection d’homme qui fît le tour de monde pour défendre notre liberté à tous. Les enfants de l’équipe du FLN. C’est pour toute cette histoire commune que nos liens sont si forts. Nous ne sommes pas une équipe de football, nous sommes le peuple algérien. « 

Lakhdar Belloumi


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« Quel bonheur de jouer aux côtés de tels joueurs. Je ne sais pas de quoi nos lendemains seront faits mais j’ai une certitude : aujourd’hui, le monde du football nous prend au sérieux. »

Preben Elkjær Larsen


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« Personne ne nous attend mais personne n’attendait non plus les Camerounais avant-hier. Notre sélectionneur n’a eu de cesse de nous rappeler que nous allons affronter d’autres êtres humains, avec leurs faiblesses et leurs doutes. Ne nous reste plus qu’à les leur révéler. »

Juan Cayasso


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« La Colombie ne doit plus être une nation qui se laisse connaître par sa violence. La Colombie est un pays porté par une équipe de foot. Ce qu’il s’est passé en Argentine montre que nous sommes capables de changer cette image. Malgré les difficultés, comme celle qui nous prive de René dans les buts, malgré ce qu’il se passe chez nous, unis nous serons plus forts que cela. « 

Faustino Asprilla


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« Notre première victoire en Coupe du Monde, la conclusion parfaite d’une incroyable aventure. Nous sommes éliminés mais nous avons gagné. Comme le dit notre sélectionneur : « la Jamaïque ne perd jamais. Elle est toujours victorieuse car elle apprend ». »

Robbie Earle


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« Une fois encore face à l’adversité notre groupe n’a pas lâché. Nous éliminons le pays hôte, le ciel pleurant autant que ses nombreux fans. Notre joie est sans mesure. Nos larmes sont des larmes de joies. Le drapeau turc flotte encore ici en Asie. Quelle fierté ! »

Bülent Korkmaz


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« Des milliers d’australiens dans les rues, de part et d’autre. Graham Arnold, notre coach assistant nous a dit qu’ils étaient entre 15 et 20 000. Nous avons alors pris conscience que nous n’étions pas seul. Tout un peuple unis pour écrire son histoire. Cette terre d’accueil représentée aujourd’hui par ses exilés, l’Australie allait vivre sa première joie mondiale. »

Tim Cahill


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« Isolé dans notre confédération d’Océanie livrée aux championnats amateurs, nous avions été les oubliés, les délaissés. Une fois encore, nous avons montré que nous pouvons rivaliser avec l’Asie. La Nouvelle-Zélande est sortie de l’ombre, nous allons entrer dans la lumière d’une phase finale. »

Shane Smeltz